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vendredi 28 septembre 2012

Il vit dans un mobil-home, ses voisins lui construisent une maison.

Cette nouvelle mérite bien d'être lue en entier, comme la belle histoire dont il s'agit. Je ne la résumerai donc pas ici...

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mardi 3 avril 2012

Une majorité de Français souhaiterait modifier sa façon de consommer

Le titre de cet article est le titre exact de l'article du Monde dont est tirée cette information...

Près de neuf Français sur dix (88 %) estiment que la crise économique devrait être l'occasion de changer de mode de vie et de consommation, et même un sur trois est prêt à redémarrer de zéro.

Selon cette enquête annuelle, publiée à l'ouverture de la Semaine du développement durable, pour 33 %, des français la crise a montré que ce système n'est plus viable et qu'il faudrait repartir de zéro. Cette volonté se traduit par des gestes quotidiens, selon les chiffres, pour gaspiller moins et consommer de manière plus responsable.

L'information sur les produits, comme le lieu de fabrication et les composants prennent une importance accrue. 85 % des personnes interrogées ont indiqué privilégier les entreprises ayant préservé une implantation locale et 76 % ont regretté la faiblesse des informations sur les conditions de fabrication des produits. "En comparant l'enquête aux sondages politiques de la campagne électorale, ce message de volonté de changement montre que les gens prennent conscience que cela ne viendra pas des politiques, mais biens des individus et des entreprises", explique le rapporteur de l'étude.

Seuls 8 % pensent qu'il faut préserver nos modes de vie actuels.

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vendredi 23 décembre 2011

L'habitat partagé se rapproche...

La coopérative équilibre est une coopérative d'habitation écologique tout près d'ici....

Je passe à côté bien souvent et j'ai bien failli passer à côté... Il m'a fallu un article de "la maison écologique" pour la connaître, la coopérative Equilibre...

La coopérative équilibre est une coopérative d'habitation. Son principe de base est donc simple : Les particuliers créent une coopérative pour construire un bien immobilier et la coopérative leur loue ensuite un appartement.

Dans ce cas précis, l'immeuble est de conception écologique. Un peu de béton pour le sous-sol, de la laine minérale pour l'isolation extérieure et acoustique sont les seuls bémols... Sinon c’est ossature et murs en bois, toit végétalisé et équipé en solaire, compostage commun centralisé des effluents de toilette sèche, épuration des eaux usées par 50 m² de sable planté de roseaux au pied de l'immeuble, et donc utilisation exclusive de produits de toilette et de ménage bio. La récupération d'eau de pluie arrive bientôt. Et aussi dérogation spéciale de construction pour cet immeuble car il n'y a pas de parking voiture mais seulement un grand parking à vélo abrité. Si chaque habitant a son vélo, les 13 familles se partagent 4 voitures, postées sur des places libres louées aux immeubles voisins.

L'esprit coopérative est aussi bien là. Les appartements d'un même étage communiquent par une longue coursive-balcon ininterrompue. La buanderie commune et au sous-sol, tout comme l'atelier la chambre d'amis et la salle commune. L’esprit coopératif, c’est aussi beaucoup de temps consacré à la réflexion et à la conception… Si la coopérative est créée en 2006, l'entrée dans les appartements s'est faite en février 2011.

Bref, voilà un « habitat partagé » dans toute sa splendeur...

Ce qui est particulièrement intéressant, c'est son emplacement. Cet habitat modèle est situé à Confignon, dans la proche banlieue de Genève. Il est donc possible d'envisager de tels projets dans un contexte urbain dense. A l'heure où, dans nos pays du Nord, la majorité des humains vivent en ville, cela donne de bonnes pistes et de bon espoirs. Le fait que cela soit dans la proche voisine Genève permet même de rêver réalistement dans un contexte immobilier pressurisé où le prix du terrain est élevé.

Celui-ci a cependant été aidé par le Canton de Genève qui a acquis le terrain et le loue à la coopérative selon un bail de 99 ans. Ce cas n'est pas isolé. Le Canton a acheté la parcelle via une fondation pour la promotion du logement bon marché et coopératif. La coopératif Equilibre, jouxte d'ailleurs 2 autres coopératives du même type.

Au total, pour un investissement de 37 500 CHF (en parts sociales) et un loyer de 2500 CHF charges comprises pour 6 pièces, on est loin des 10 000 CHF/m2 ou des 3000 CHF/mois que peut coûter un appartement familial sur l’agglomération… D’autant que le loyer coopératif n’est pas soumis à la spéculation. Avec le temps, le loyer sera même bien inférieur à celui d’un logement social classique. Pas étonnant que 5% des Suisses vivent en coopérative…
A quand une fondation départementale pour favoriser l'habitat coopératif en Haute-Savoie?

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vendredi 2 décembre 2011

Je peux décemment vouloir une maison de hobbit.

Cher Père Noêl/Univers bienveillant/Conscience Universelle.

Je veux ça:






De dedans, ça ressemble à ça:







Tout en matériaux de récupération. Tout à fait en accord avec la nature. Economique,seulement 3500 €ont été dépensés pour cette jolie bâtisse (Et sans doute aussi beaucoup de travail, certe...), cher Génie intérieur/Dieu/Who ever listenning, tu peux t'y mettre tout de suite.

Et pour t'aider, les plans, c'est à peu près ça :





Et pour voir les photos en grand, c'est par là. Tu pourras y voir que les 4 résidents, Simon Dale et sa famille, ont l'air très heureux. Alors, cher Toi Tout Merveilleux, vas-y fonce.

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lundi 24 octobre 2011

samedi 18 juin 2011

Le chateau de Dullin.

[Si cet article vous intéresse, ce sera sans doute aussi le cas de celui-ci.]

C'est un habitat partagé. Décroissant.
Avec un projet agricole, d'éducation, de culture.
Les personnes qui en font parties sont d'origines diverses, de formations et d'âge différents.
Comme dans un bon habitat partagé, aurais-je envie dire.... Vous pourrez le découvrit plus largement dans ce reportage.

Ce qui me touche, c'est que, non seulement, c'est pas très loin de chez moi mais en plus qu'une personne que j'ai côtoyé pendant un temps en fait partie.
Et ça augmente l'impression que l'utopie se rapproche. Que c'est possible.
Bref, ça donne une bouffée toute particulière d'optimisme...

C'est aussi une chambre d'hôte. Et ça mérite peut-être bien le détour.
Je vais sans doute aller y faire un saut bientôt... Pour voir, ce spectacle....

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lundi 16 mai 2011

Le familistère, utopie réalisée.

Voici une utopie qui a fonctionné pendant une centaine d'années...

Il s'agit du Familistère de Jean-Baptiste André Godin.
L'inventeur du poêle du même nom. Avant lui, les poêles sont en tôles et diffusent la chaleur de manière très insatisfaisante. Godin invente le poêle en fonte, un début de poêle de masse qui diffuse la chaleur bien après l'extinction des feux.
Mais il mériterait aussi peut-être d'être plus connu pour le Familistère...

D'origine très modeste, cet homme n'en fut pas moins cultivé, au contraire. Et très soucieux du bien être de ses contemporains. Ayant lu Fourier, connaissant donc l'idée de Phalanstère de celui-ci, il la met en pratique, avec un maximum de pragmatisme.

Il construit donc, a proximité de son usine, le familistère.



Il s'agit de bâtiments situés à proximité immédiate de l'Usine.
Mais il s'agit de plus que des bâtiments en réalité.

Pour Godin, le familistère permet de créer des «équivalents de richesse» auxquels les ouvriers ne peuvent accéder de manière individuelle mais qui leur sont accessibles quand ils sont mis en commun en remplaçant «par des institutions communes, les services que le riche retire de la domesticité».

Ainsi dans le familistère, ce sont presque 500 logements très lumineux, qui ont tous l'eau courante et avec des WC à chaque étages. Mais une laverie commune évite l'humidité dans les appartements. La piscine est accessible à tout le monde, même aux plus jeunes grâce à un plancher mobile.

Pour éviter aux femmes de la tâche de s'occuper des enfants à temps plein, le familistère est munie d'un "pouponnat" puis d'une "bambinière". L'école, intra-muros également, est obligatoire jusqu'à 14 ans. Pour les adultes, il y a théâtre et bibliothèque.

Hygiène, temps libre, culture, autant de richesses que Godin considère comme accessibles par la mise en commun et le respect de valeurs coopératives.

Mais encore plus pragmatique, l'économat aussi est coopératif. Ce qui veut dire que l'approvisionnement en denrées alimentaires se fait au prix de gros... (1500 personnes qui groupent leurs achats!!!)



En comparaison, notre situation actuelle ne semble pas si différente mais il faut se replacer dans le contexte... Nous sommes dans le Nord de la France, en 1858. A peu près les lieux et place du Germinal de Zola.
Et un patron consacre les bénéfices de son entreprises à l'amélioration des conditions de vies de ses employés et de leur famille en leur proposant gratuitement de nombreux services. Puis finalement, propose de leur donner son usine. Car à la fin de sa vie, Godin ( Fan de spiritisme, pour couronner le tout...) met sa société en coopérative. Mais là, même ses ouvriers ont du mal à y croire et il faudra leur expliquer de nombreuses fois pour leur faire comprendre qu'il ne s'agit pas d'un moyen de les faire payer un déficit prévu caché mais bien de les rendre propriétaires de l'usine...

Le familistère a fonctionné jusqu'en 1968... 1858-1968. 110 ans d'utopies.
C'est aujourd'hui le siège du musée de cette expérience.

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vendredi 14 janvier 2011

Les Vaisseaux terrestres sont là!!!!

Les Earthship, littéralement, vaisseaux terrestre, sont des habitations pensées pour être auto-suffisantes et autonomes.


J'aime bien cette idée de "vaisseaux terrestres" car elle va dans le sens de l'idée que l'avenir est sur Terre et pas dans une hypothétique autre planète d'accueil.

Construit avec du matériel usagé, recyclé et le maximum de technologie durable losqu'il y a technologie, le Earthship peut être construit par les personnes qui vont l'habiter.



Les Earthship se trouvent encore essentiellement en contrées anglophone.
Mais il y en a un en Normandie et c'est un chambre d'hôte. Néanmoins, symptomatique, son site est en..anglais!

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mercredi 10 novembre 2010

On commence à se mobiliser pour ré-augmenter la durée de vie des objets.

Faire durer ses outils et ustensiles divers, c'est bien.
Et pour cela, il est important que les dis objets soient construits pour durer.
Qu'on puisse les réparer, changer des pièces, les ouvrir sans les détruire.

Or, il n'aura échappé à peu de gens que certains constructeurs ne jouent pas tout à fait à ce jeu là et que certains objets du quotidiens durent moins longtemps que leur prédécesseurs pourtant techniquement moins avancés...
Cette obsolescence programmée, empiriquement connue des consommateurs-trices commence à être étudiées de plus près...

Cela donne des bases tangibles pour une mobilisation en direction des constructeurs et un retour à une durabilité des équipements.
Le mieux, étant même, sans doute, de se passer des accessoires..

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vendredi 17 septembre 2010

"J'ai toujours ma place de parking" (Blague privée pour les gens qui ont lu "Le secret")

Une place de parking est un espace public que l'on loue.

Dès lors, pourquoi se limiter à utiliser cet espace seulement pour y mettre une voiture..?

C'est de se postulat qu'est né le Parking Day.
Les 17 et 18 Septembre, diverses initiatives se proposent de louer l'espace public pour en faire...ce qu'on veut.
Pique-nique, jeu, mini jardin public, long ruban de pistes cyclables. C'est une manière ludique de montrer ce que l'on pourrait faire de l'espace libéré par l'absence de voitures...

Roule-co, une association de Annecy propose des actions à cette occasion.

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mercredi 18 août 2010

Les toilettes publiques sont de plus en plus souvent des toilettes sêches.

Au delà de la découverte, les toilettes sêches se sont aussi des solutions économiques et simples de mise en service pour les collectivités locales.

Ainsi, particulièrement dans les montagnes, où créer de très longs raccordements pour des WC au pied des pistes est couteux et hasardeux (gel...), les WC sêches se développent. C'est aussi le cas dans les îles ou les petits lieux de loisir en forêt.

L'aspect intéressant que je vois dans ce déploiement, c'est que les toilettes à copeaux sont associées à des lieux de vacances et que cela leur donne une chance supplémentaire de voir leur image s'améliorer.

Et du coup, des villes s'y mettent aussi, séduites par des solutions clef-en-main de toilettes sêches.

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jeudi 12 août 2010

Les copeaux d'abord!

On dira bien ce qu'on veut, été comme hiver, c'est quand même pas très malin de mettre de l'eau dans les WC...
Quant à mettre de l'eau potable...
Mais en même temps, les toilettes sêches, pour les adopter, il faut d'abord les essayer(Car essayer, c'est les adopter!).

Et bien c'est ce que s'est donné comme mission "Les copeaux d'abord".
Ce groupe monte et démonte ses W.W.C (Without Water Closets) sur les festivals de France et de Navarre. Il les anime d'une manière, semble-t-il, festive : Pédagogie et louche à copeaux à la main!

Et sinon, plus conventionnels , il y a aussi les gandousiers, dans la région lyonnaise. Les copeaux d'abord son près du Mans.

Si vous n'avez jamais essayé, la prochaine fois que vous voyez des toilettes sêches sur votre chemin (Il y en a de plus en plus!), faites! Nul désodorisant! Inutile! Les copeaux de bois embaument!
Étonnant, bouleversant et, surtout, convaincant!

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vendredi 6 août 2010

Dyssekilde, le futur c'est maintenant.

Aaaah, Dyssekilde...

Mon coup de coeur du début de l'été. Car j'ai eu la chance d'y aller. ça a été mon cadeau d'anniversaire.

Imaginez... 1989, un champ de patates au bord d'une voie ferré...
1992, un quartier est sorti de terre.
Le cas semble classique. Mais pas du tout.
C'est un quartier écologique. Trés loin de ce que l'on appelle un quartier écologique en 2010 dans les magazines d'urbanisme...

Dyssekilde (ça se lit Dussekil) regroupe une cinquantaine de petites maisons.
Des gens qui ont des valeurs d'écologie et de décroisssance :
Utilisation maximum d'eau de pluie, toilettes sêches, chauffe eau solaire, panneaux solaires, éolienne, tri dans le détail des déchets, pas de voitures (sauf livraisons et déménagements) donc routes en gravillon très étroites, potagers, poulaillers, écoconstruction, verdure, verdure, verdure...

Pour autant, c'est très moderne!!!




Par ailleurs, c'est un habitat groupé.
Il y a donc aussi de fortes valeurs d'échange, de partage, de mise en commun...
Avec beaucoup de ce qu'on appellerait par chez nous d'Auto-gestion.
Boutique coopérative et café (bio of course...), crêche autogérée, grande maison commune pour les fêtes et les réunions, clinique de soins alternatifs, chaufferie commune au bois, Espace "Laissé-donné" des objets qui ne servent plus, laverie commune, jardin public en mandala... Compte tenu du haut niveau de mise en commun, les maisons privatives semblent petites mais aussi largement suffisantes. Les portes restent ouvertes, les gens prennent soin les une-s des autres Et l'intimité de chacun-e semble aussi être préservée.



Les tâches communes d'entretien et de maintien sont partagées. Tout le monde ne fait pas tout mais chaque tâche a sa, son ou ses responsables. Et chacun-e reste libre de sa profession. La mixité générationnelle permet cette liberté. (Et l'auto-suffisance de certains leur permet aussi d'être disponible pour plein d'autres choses que le travail salarié :-) )

Au total, un lieu qui respire la santé, à tous points de vue. Le futur.

Car si c'est possible d'avoir de telles créations dans un climat comme celui du Danemark (Hiver rude et long, ensoleillement hivernal limité à 6h...), chez nous, c'est largement possible.

A lire pour comprendre mieux : "Habitats Groupés" de Christian La Grange

Enfin, si l'aventure vous tente et que vous parlez danois celle-ci est à vendre...

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mardi 3 août 2010

Les travailleurs indépendants se regroupent et les eco-batisseurs s'organisent.

Les Zéco Plombiers, ce sont 2 plombiers toulousains qui bossent vite et bien.
Leur concept, c'est un domaine d'intervention restreint pour un travail plus en lien avec leurs valeurs. Déplacements en vélo (Donc rayon d'intervention réduit et type d'interventions itou), privilégier les conseils, aider à s'autonomiser pour les petites réparations, économie d'eau...

Ils font partie d'une coopérative de travailleur-euses du bâtiment qui œuvrent pour le développement de l'éco-construction en milieu urbain.


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vendredi 18 juin 2010

Le pays du plein emploi et du respect mutuel.

Un espace sans chômage, sans vandalisme et sans policier.
ça existe. Il s'agit de Marinaleda.C'est en Espagne et c'est un village de plus de 2500 habitants.



En fait, il s'agit d'un village communiste.
Le principal moyen de production étant une coopérative agricole de culture et de mise en conserve de légumes. Cette coopérative ne redistribue pas ses bénéfices mais finance des actions pour la communauté.
Les salaires sont donc assez faibles, 1200 euros tout au plus. Le même salaire pour tout le monde. Pour 39h hebdomadaires, soit 6h30 par jour sur 6 jours) Mais certaines des dépenses clefs sont aussi, du coup très réduites
Par exemple, la garderie, nourriture incluse coute 12 euro par mois.
Et le logement coûte 15 euros...par mois! Pour une maison de 90m2. Cela est permis par le fait que le terrain appartienne à la ville. Ces 15 euros représentent les frais de locations de ce terrain à la communauté. La maison qui est dessus est réalisée, en auto-construction et n'appartient pas à celui qui l'habite. Dans le sens où il ne peut pas la vendre. Il peut, en revanche, y faire ce qu'il veut, la modifier, l'agrandir. Le fait qu'elle ne lui appartienne pas est plus simple à comprendre quand on sait, que, en fait, plusieurs habitations sont construites, dans un même projet par les futurs voisins d'un même quartier/bâtiment. Les logements étant attribués seulement à la fin.

Comme l'été revient et que c'est la saison des chantiers solidaires, j'ai trouvé que cette nouvelle (qui dure depuis 30 ans quand même!!!) était adapatée :-)
- Une référence sur mediapart.
-Une autre sur Le Grand Soir.

Quant à l'article Wikipedia sur Marinaleda, vous pouvez aller y faire un tour aussi mais comme c'est moi qui ai largement reconstruit l'article à partir, entre autres, des données ci-dessus...ça risque d'être redondant!

Le site de la ville de Marinaleda.

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lundi 25 janvier 2010

Lord Howe Island

Lord Howe Island est une île qui ressemble au futur de l'humanité.
J'aime à croire ça.


Une île au large de l'Australie. Petite. Pas plus de 2 Km de large pour 10 de long.
Un climat très stable au court de l'année. Un mètre de pluie par mois et une température allant de 14 à 26. Tempéré.
Et 350 habitants.
Tous plus écolo les un-e-s que les autres.

Les décisions concernant les lois particulières applicables sur l'île, en plus des lois australiennes sont prises tous-tes ensembles. Bien souvent à la quasi unanimité après des discussions et des réflexions approfondies.
Et le respect de l'environnement y est une priorité absolue.
Car l'île a un passé chargé en ce qui concerne les disparitions d'espèces. Des disparitions souvent liées à des accidents, (rat arrivés lors d'un naufrage en 1918), des négligences (Elevage de porc se nourrissant de tout) ou une pensées à courtes vue (Introduction d'une grande chouette pour lutter contre les rats...)
Aujourd'hui le porc a été banni et toutes les espèce provenant de l'extérieur de l'île sont très contrôlées voire purement et simplement interdites. Toute l'île, y compris les eaux qui l'entourent sont une écorégion. Pêche industrielle interdite. Les droits de pêches ont tous été récupérés par la communauté. 10% des forêts ont néanmoins été remplacés par des exploitations agricoles servant à l'approvisionnement local. Et l'île vit de la vente du Kentia, un palmier endémique très résistant et bonne plante d'intérieur. L'île vit aussi du tourisme.
Mais conséquence de tout ça, le nombre de touristes est très limité.
Car la première espèce contrôlée de l'île, c'est l'Humain.
Le nombre de personne y est limité. Notamment par la limitation du nombre d'habitations.
Des constructions de maisons sont néanmoins prévues.
Onze maisons.
Dans les 20 prochaines années.


En ce qui concerne les ressources, là aussi c'est très strict.
Utilisation maximum de l'eau de pluie (Que j'imagine rendue plus facile par la stabilité de la pluviomètrie). Electricité 100% issue d'énergies renouvelables.
Pour la nourriture, l'épicerie ne vend aucune marque. Et uniquement des produits en vrac, au poids, à l'unité. Charge à l'acheteur de venir avec ses sacs, ses bocaux et bouteilles. Emballage minimum.
De l'autre côté de la chaîne, tri maximum.
Chacun porte ses déchets à la déchetterie.
Le compostage est commun. La déchetterie intègre, de plus un espace "laissé-donner" où tout le monde peut déposer ou prendre les objets en état de fonctionnement.
Les déchets restants sont compactés puis renvoyé pour traitement au continent. Ce renvoi se fait par l'avion qui se pose quotidiennement sur l'île. Il coûte donc extrêmement cher et tout le monde le paye au pro-rata du poids de ce qu'il jette... Cela tient, au delà de la volonté écologique forte, toute la chaine de la consommation dans une logique de bas-régime.

Enfin, pour les déplacements, vitesse limitée à 20 km/h. Le nombre de voitures est donc minime. Les déplacements s'effectuant par tout ce qui tourne à l'énergie du muscle.Vélo en tête.


Le paradis, assurément, c'est la Terre.
Et Lord Howe Island est un aperçu de ce que peut donner la version durable.

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